samedi 16 juin 2018

Artiste, auteur et consultant

Drôle de parcours, en dehors des sentiers battus et surprenant sur un CV. Pourtant, le sens de l'observation ainsi que la capacité à prendre du recul, nécessaire lorsqu'on travaille à un tableau, une sculpture ou à l'écriture d'un livre, se sont révélés des réflexes très utiles lors de prestations de conseil. De même, la nécessité d'architecturer puis de structurer une composition ou une histoire, à partir d'une ébauche, se retrouve aussi dans la démarche de conception des systèmes d'information. Pour qu'une réalisation artistique ou littéraire prenne forme, il faut ensuite en préciser les lignes et les axes qui vont porter son propos, puis les mouvements avec les évolutions et leurs progressions, enfin, il faut trouver le ton juste ainsi qu'un équilibre et une harmonie générale. L'objectif étant de donner une impression d'évidence sans que les efforts ne soient perceptibles.
C'est une démarche similaire lorsque on aborde une prestation de conseil, seuls les outils diffèrent : cerner la problématique, architecturer et structurer une solution, l'étayer et la développer, rédiger des documents la présentant de façon claire et intelligible, souvent en expliquant de manière simple des choses complexes. Là aussi, il faut que la présentation et l'écriture soient harmonieux et attractifs (pitié pour les destinataires des "pavé" que produisent les consultants !). Il faut rendre les concepts ainsi que les solutions évidents et naturels.
Que l'on travaille à une prestation ou à une oeuvre artistique ou littéraire, la finalité n'est pas de se faire plaisir, mais plutôt d'apporter soit les solutions les plus appropriées pour l'entreprise et des collaborateurs, soit de réaliser quelque chose qui sera une fenêtre hors le quotidien pour le lecteur ou le spectateur.
Créer c'est non seulement imaginer, mais c'est aussi rendre compte, témoigner de l'air du temps. Pour cela il faut vivre dans le "monde réel" et se frotter à celui de l'entreprise, qui se révèle être une excellente école ainsi qu'un champ d'observation des plus passionnant.
Finalement, être à la fois artiste, écrivain et consultant, ce n'est pas si saugrenu, mais plutôt compatible et complémentaire.

lundi 11 juin 2018

Ecume




Aux sables des jours d’été sans fin
Viennent s’échouer les vagues des temps,
Une à une venues aux rivages, en pleins
Et en déliés, que balaient tous les vents.

Née des vagues déferlantes, bouillonnantes,
L’écume s’envole vers les ciels en devenir.

Jaillie des eaux profondes et grouillantes
De toutes vies, elle s’irise en avenir.

Alors, enroulée en coquillage nacré,
L’écume fuse, s’anime, puis elle danse
A l’infini des instants, à l’éternité
Si fragile des longs jours d’été en partance.



Les Contes et les poèmes oubliés en illustrations
                                                           (amzon.fr et lulu.com)

vendredi 27 avril 2018

Inspiration

Concevoir un livre, quelque en soit le genre, c'est tout d'abord avoir une histoire à raconter portée par des personnages qui, bien souvent, n'en font qu'à leurs têtes. Ce qui constitue la trame.

Mais c'est aussi, au fil de cette histoire, l'enrichir de façon plus ou moins volontaire ou consciente, de ses propres réflexions philosophiques, métaphysiques et autres divagations, qui en composent la toile de fond.

Il ne reste plus qu'à exprimer tout cela en trouvant le ton juste ainsi que la formulation la plus adaptée au propos et à l'histoire, mais aussi de natures à servir au mieux la progression de l'histoire comme les personnages.

Lorsqu'on y glisse un rien de poésie et une part de rêve, il devient possible de créer un univers particulier où les personnages évoluent naturellement, où l'histoire prend corps.

C'est ainsi que j'ai imaginé et rédigé tous mes livres, autour d'univers particuliers dont certaines facettes se retrouvent au fil de plusieurs d'entre eux, tandis que d'autres sont totalement différents et particuliers.

                                           Roman - Nouvelles

Suite de nouvelles contant une même journée vue par les différents membres de ce cirque ambulant, avec leurs drames, leurs joies, leurs vies.


Suite de nouvelles racontant chacune son héros.

Fresque sur plusieurs époques de vies au travers des événements, des actualités, des ressentis … de l’air du temps.











Livret pour un opéra-rock

Drame construit comme une pièce de théâtre antique où le héro dialogue avec les chœurs, à la fois décalés et intemporels.











Récit - témoignage

Ou les chroniques, non romancées, du combat d’une famille d’entrepreneurs face aux harcèlements de toutes sortes.











Science fiction

Périple d’un explorateur, à la découverte d’autre monde, au cours duquel il n’a pour tout compagnon que son ordinateur de bord doté d’une certaine personnalité.











Pratique

Petit guide pour consultant en devenir.


Ensemble de poèmes avec leurs illustrations, dessins plume et pastels, accompagnés d’un recueil de contes qui disent la longue journée d’un Voyageur du Temps.

Avec dessins plume et pastels, qui relatent les parcours de ces personnages intemporels que sont les Voyageurs du Temps.










Légende - fantastique

Ensemble réuni en cinq tomes, incluant un recueil de poèmes, en quatre parties,illustrés chacun par une peinture ou une sculpture ou une gravure ou un dessin qui se retrouvent, pour certains, dans les autres volumes où se compose l’histoire de cette planète au grès des chants, dont certains passages reviennent, semblables et différents, refrains des Temps.









Un de ces titres vous intéresse, vous pouvez le trouver :

- sur amazon (versions numérique, epub, et papier format A4 et impression couleur), 

- sur lulu (version papier format A4 et impression couleur).

mercredi 4 avril 2018

Auteur et personnages


Imaginer, ressentir, chercher, innover, témoigner avec lucidité et impertinence, raconter ... et créer, exprimer ses émotions, ses réflexions, ou sa vision du monde, bref son univers.

Mais, si l'artiste met dans son oeuvre ce qui fait son propos, bien des choses s'y glissent aussi malgré lui.

Pourtant, le spectateur y voit ce qu'il veut y voir selon sa culture, mais aussi ce que son propre imaginaire lui suggère.

Alors, venez, laissez vous porter par votre imaginaire vers ailleurs à la suite de l'Homme, Fils de Personne des Contes Oubliés, ou des baladins des Contes du Carrousel, ou encore de l'Explorateur galactique du Carnet de Voyage d'Ailleurs à moins que vous ne préfériez côtoyer Marc, Sylvie, Hervé, Annie et leurs copains de Vingt ans en Mai, et Après ?


 





dimanche 24 septembre 2017

A lire




Un de mes titres vous intéresse, vous pouvez le trouver :

- sur amazon (versions numérique, epub, et papier format A4 et impression couleur), 
- sur lulu (version papier format A4 et impression couleur).




 En cette époque d’hyper information ainsi que d’ultra communication, où tous les sentiments et ressentiments, comme toutes les histoires et les vies, se déversent dans la littérature, s’étalent sur les places publiques, où tout et rien donnent lieu à débats et polémiques, il semble que tous les moyens nécessaires soient disponibles pour que l’appareil judiciaire fonctionne au mieux, dans la lettre, sinon l’esprit, des lois républicaines et avec impartialité.

Pourtant, ainsi qu’en d’autre temps, que l’on pouvait croire révolus, il peut arriver .... Alors les dossiers s’alourdissent, prennent des allures de complexités suspectes, traînent … .
Le hasard faisant bien les choses, des documents s’égarent entre deux voles faces, les faits sont considérés par le petit bout de la lorgnette, selon l’angle le plus adéquat aux intérêts de certains … .

Lassés de frapper aux portes de tribunaux souffrant de cécité, surdité et autre amnésie, les personnages de ce roman font à présent le choix d’exposer leurs tribulations.

Sans doute ne sont-ils pas les seuls à vivre ce genre de mésaventure, et peut être que certains auront une impression de déjà vu …

Les lieux évoqués, les personnages connus par un prénom comme ceux qui se cachent derrière une initiale, les faits sont inspirés d ‘une histoire bien réelle, qui pourraient faire penser que « Quelque chose est pourri dans notre bon royaume (pardon, république) de France ».


Dérivant nonchalamment dans l’espace intersidéral, un objet danse parmi les étoiles. Peu à peu, il se rapproche d’une planète bleue, baignée par les rayons d’un soleil.

C’est ainsi qu’un beau jour, cet objet se pose sur le sable encore humide d’une plage. Les vagues le ballottent, le promènent de marées en marées.

Un jeune garçon courant sur la grève aperçoit l’objet. Intrigué, il le ramasse. Puis il l’observe. Mais il ne voit vraiment pas ce que cela peut être ! A quoi peut bien servir c’est étrange galet métallique ?

Soudain, l’objet devient luminescent, libérant un ballet d’images tandis qu’une Voix, sereine et monocorde annonce : « Ceci est le carnet de bord de mon vaisseau chargé d’explorer la galaxie. »

Surpris, le jeune garçon s’éloigne un peu de l’étrange objet. Pourtant, en dépit de la crainte qu’il ressent, il est intrigué et curieux de la suite …

Anonymes, aussi blafards que flamboyants,
Ils s’en vont à l’infini de par les chemins.
Leurs musiques, leurs chants, leurs rires insouciants
Longtemps résonnent de loin en loin, cristallins.

Ils rêvent d’éternelle enfance, de grands bonheurs,
Mais vivent de joies simples et de petits riens.
Qu’ils soient graciles ou plus imposants, leurs grands cœurs
Les mènent vers leurs publics, leur plus précieux bien.

Ils s’imaginent vestiges de mondes magiques,
Tandis qu’ils font naître des mondes d’illusions.
Ils sont riches de leurs amours souvent tragiques
Comme de leur art qu’ils prodiguent à profusion.

Improbables, irréels et forts de leur lumière,
Ils sont les personnages lunaires du Carrousel.
Alors, ils tournent leur farandole sur les pierres
Des chemins, sur les planches, les places, sous tous les ciels.

 A tous ceux qui passent entre aube et crépuscule,
A tous ceux qui rêvent entre crépuscule et aube.

Aux rêves enfuis ou enfouis, aux rêves en bulles,
Aux rêves en espérances, aux rêves en aubes.


A ces demains attendus avec crainte ou espoir,
A ces hiers pesants ou légers en regrets.

A ces heures arrêtant le temps, lueurs en noir,
A ces heures courant au temps, trop vite à son gré.


A la vie en cascades arc-en-ciel de lumières,
A la vie en écumes irisées éphémères.

A la vie en chemins escarpés de pierres,
A la vie en instants si doux ou si amers.

Ainsi, en dépit du temps qui passait, et des méfaits de l’âge, les « vieux retraités » se réunissaient chaque fois qu’une occasion se présentait. Même si, désormais, beaucoup manquaient à l’appel qu’ils n’oubliaient pas, ils poursuivaient leurs débats quant aux évolutions de la société, des modes de vie, de la mode, de la politique, de l’économie, etc. Les copains d’abord d’un certain radeau ! Ils ne pouvaient que constater combien le monde qu’ils léguaient à leurs enfants était aux antipodes que ce qu’ils
Ils avaient alors tant d’aspirations, d’idéaux, de projets et de convictions ! Beaucoup s’étaient brisés sur les remparts que leurs aînés, ainsi que la société dans laquelle ils vivaient, et souvent prospéraient, avaient érigé autour de leur jeunesse. Certains, un peu plus âgés qu’eux, avaient transformé les élans d’un certain mois de mai en gigantesque foire « baba cool », tandis que leurs cadets, qui n’en avaient retenu que les aspects folkloriques, relayés par les médias, l’avaient transformé en « bobo attitude », le réduisant à un effet de mode, une réaction épidermique.

Ils restaient à l’écoute de ce monde en délire, en déliquescence où, au nom de la démocratie, on empêchait de s’exprimer ceux qui pensaient différemment, ne se limitant pas à la version officielle, on intervenait par la force et les armes dans les affaires internes de pays au prétexte que leurs dirigeants ne respectaient pas la démocratie. D’ailleurs, plus on pratiquait la dictature masquée de la pensée unique, plus on donnait des leçons de démocratie. On donnait d’ailleurs des leçons sur tout.

Dans ce monde merveilleux, on taisait des massacres et des génocides quand ils étaient le fait de ceux qui servaient, ou promettaient de le faire, les intérêts des biens pensants. C’était à dire, de ceux qui définissaient à leurs convenances le bien et le mal, qui prônaient les repentances multiples et diverses afin de flatter ceux qu’ils s’apprêtaient à manipuler. Omniprésents, omnipotents, ils modelaient un monde terne, grisâtre et beigeasse où s’anéantissaient toutes les cultures.

Mais ils étaient aussi ceux-là même qui provoquaient et entretenaient la pauvreté galopante afin de mieux maîtriser ces populations dont ils tiraient leurs fortunes. Ne reculant devant rien, ils réécrivaient l’histoire au mieux de leurs intérêts, sans doute pour donner un semblant de véracité, ou de fondement, à leurs discours stériles. Ils ne savaient raisonner qu’à court terme pour « faire le maximum d’argent » et réussir de « beaux coups » qui leur rapporteraient gros sans faire d’efforts !

Pourtant, à force de se dire qu’on « dansait sur un volcan », que « bientôt ça allait péter » … tôt ou tard il ne serait plus possible de maintenir coûte que coûte le couvercle sur la marmite en ébullition. Soit ça déborderait, soit ça exploserait ! Il fallait bien que la vapeur sorte, c’était une loi élémentaire de la physique ! Là, ils étaient tous bien d’accord. Par contre, ils avaient des avis divergents quant aux circonstances et déroulements de ces événements à venir.

Alors, parce que, malgré tout, ils refusaient de croire que tous les humains étaient lobotomisés, ou abrutis par les médias, la pub, la bien bien-pensance et autres pensées uniques, ils restaient persuadés que la braise couvait toujours sous la cendre en attendant un nouveau mois de mai. Qui sait, peut-être au cours des prochain mois, des prochaines saisons …. Tant de choses allaient de mal en pis ! Tant de situations se dégradaient ! Tant de personnes étaient de plus en plus désespérées !

Les états se désagrégeaient dans les soubresauts du monde de la finance. Gouverner c’était prévoir disait on autrefois, mais aujourd’hui cela se limitait à essayer de limiter les dégâts dus aux spirales dévastatrices que généraient les incompétences, les gaspillages, les cupidités les plus diverses sans vraiment chercher à en sortir. Pour cela, il aurait fallu que les politiques, ainsi que leurs entourages et leurs valets, fussent capables de prendre un peu de recul pour renouer avec le simple bon sens.

Non, ils n’étaient pas fiers de voir ce monde chaotique qu’ils laissaient à leurs enfants et petits-enfants ! Que tout cela était loin de ce qu’ils voulaient ! Dire que cela faisait des années, pour ne pas dire des décennies, que ces jeunes les entendaient répéter les mêmes complaintes, les mêmes envolées lyriques. Ils devaient certainement les considérer comme de vieux radoteurs. Des vestiges d’une époque révolue où la jeunesse avait eu un sursaut d’énergie pour tenter de créer son monde meilleur.


Pourtant, ils continuaient de vouloir croire qu’un jour, un printemps, cela serait possible. Peut-être qu’alors, avoir vingt serait de nouveau une tranche de vie formidable, enthousiasmante. Peut-être qu’alors, on se prendrait moins au sérieux, on apprécierait mieux la vraie vie. Ils en étaient surs, le souffle de leur vingt ans, aujourd’hui brise légère, ranimerait la braise d’un certain mois de mai qui couvait toujours sous la cendre, et, un beau jour une étincelle en jaillirait qui rendrait ses vingt ans aux jeunes générations. D’une certaine façon, le drapeau noir flotterait toujours sur la marmite …