jeudi 16 novembre 2017

Calendrier 2018

Calendrier 2018 illustré par des reproductions de mes peintures ou dessin sur Lulu.com.

mardi 31 octobre 2017

jeudi 26 octobre 2017

Vers un nouveau jour



Les nuées nocturnes peu à peu se retirent
Aux cieux, où brille encore l’étoile intemporelle.

Tandis qu’à l’horizon, le jour s’étire
En des nuées rosées, à la lumière irréelle
D’un soleil orangé qui se baigne aux flots,
En reflets de ciels ondoyants entre bleus
Profonds et pastels du levant. L’écume des eaux
Voltige sur les vagues, puis vient se perdre en vœux

Sur le sable où naissent les falaises, les rochers
Bientôt montagnes en pics acérés, déchirant
Les nuées nocturnes en déroute devant le lever
De ce jour nouveau, à peine déclos, déjà chatoyant.

(De maux en mots, Au fil des lunes ... au fil des destinées)


dimanche 24 septembre 2017

A lire




Un de mes titres vous intéresse, vous pouvez le trouver :

- sur amazon (versions numérique, epub, et papier format A4 et impression couleur), 
- sur lulu (version papier format A4 et impression couleur).




 En cette époque d’hyper information ainsi que d’ultra communication, où tous les sentiments et ressentiments, comme toutes les histoires et les vies, se déversent dans la littérature, s’étalent sur les places publiques, où tout et rien donnent lieu à débats et polémiques, il semble que tous les moyens nécessaires soient disponibles pour que l’appareil judiciaire fonctionne au mieux, dans la lettre, sinon l’esprit, des lois républicaines et avec impartialité.

Pourtant, ainsi qu’en d’autre temps, que l’on pouvait croire révolus, il peut arriver .... Alors les dossiers s’alourdissent, prennent des allures de complexités suspectes, traînent … .
Le hasard faisant bien les choses, des documents s’égarent entre deux voles faces, les faits sont considérés par le petit bout de la lorgnette, selon l’angle le plus adéquat aux intérêts de certains … .

Lassés de frapper aux portes de tribunaux souffrant de cécité, surdité et autre amnésie, les personnages de ce roman font à présent le choix d’exposer leurs tribulations.

Sans doute ne sont-ils pas les seuls à vivre ce genre de mésaventure, et peut être que certains auront une impression de déjà vu …

Les lieux évoqués, les personnages connus par un prénom comme ceux qui se cachent derrière une initiale, les faits sont inspirés d ‘une histoire bien réelle, qui pourraient faire penser que « Quelque chose est pourri dans notre bon royaume (pardon, république) de France ».


Dérivant nonchalamment dans l’espace intersidéral, un objet danse parmi les étoiles. Peu à peu, il se rapproche d’une planète bleue, baignée par les rayons d’un soleil.

C’est ainsi qu’un beau jour, cet objet se pose sur le sable encore humide d’une plage. Les vagues le ballottent, le promènent de marées en marées.

Un jeune garçon courant sur la grève aperçoit l’objet. Intrigué, il le ramasse. Puis il l’observe. Mais il ne voit vraiment pas ce que cela peut être ! A quoi peut bien servir c’est étrange galet métallique ?

Soudain, l’objet devient luminescent, libérant un ballet d’images tandis qu’une Voix, sereine et monocorde annonce : « Ceci est le carnet de bord de mon vaisseau chargé d’explorer la galaxie. »

Surpris, le jeune garçon s’éloigne un peu de l’étrange objet. Pourtant, en dépit de la crainte qu’il ressent, il est intrigué et curieux de la suite …

Anonymes, aussi blafards que flamboyants,
Ils s’en vont à l’infini de par les chemins.
Leurs musiques, leurs chants, leurs rires insouciants
Longtemps résonnent de loin en loin, cristallins.

Ils rêvent d’éternelle enfance, de grands bonheurs,
Mais vivent de joies simples et de petits riens.
Qu’ils soient graciles ou plus imposants, leurs grands cœurs
Les mènent vers leurs publics, leur plus précieux bien.

Ils s’imaginent vestiges de mondes magiques,
Tandis qu’ils font naître des mondes d’illusions.
Ils sont riches de leurs amours souvent tragiques
Comme de leur art qu’ils prodiguent à profusion.

Improbables, irréels et forts de leur lumière,
Ils sont les personnages lunaires du Carrousel.
Alors, ils tournent leur farandole sur les pierres
Des chemins, sur les planches, les places, sous tous les ciels.

 A tous ceux qui passent entre aube et crépuscule,
A tous ceux qui rêvent entre crépuscule et aube.

Aux rêves enfuis ou enfouis, aux rêves en bulles,
Aux rêves en espérances, aux rêves en aubes.


A ces demains attendus avec crainte ou espoir,
A ces hiers pesants ou légers en regrets.

A ces heures arrêtant le temps, lueurs en noir,
A ces heures courant au temps, trop vite à son gré.


A la vie en cascades arc-en-ciel de lumières,
A la vie en écumes irisées éphémères.

A la vie en chemins escarpés de pierres,
A la vie en instants si doux ou si amers.

Ainsi, en dépit du temps qui passait, et des méfaits de l’âge, les « vieux retraités » se réunissaient chaque fois qu’une occasion se présentait. Même si, désormais, beaucoup manquaient à l’appel qu’ils n’oubliaient pas, ils poursuivaient leurs débats quant aux évolutions de la société, des modes de vie, de la mode, de la politique, de l’économie, etc. Les copains d’abord d’un certain radeau ! Ils ne pouvaient que constater combien le monde qu’ils léguaient à leurs enfants était aux antipodes que ce qu’ils
Ils avaient alors tant d’aspirations, d’idéaux, de projets et de convictions ! Beaucoup s’étaient brisés sur les remparts que leurs aînés, ainsi que la société dans laquelle ils vivaient, et souvent prospéraient, avaient érigé autour de leur jeunesse. Certains, un peu plus âgés qu’eux, avaient transformé les élans d’un certain mois de mai en gigantesque foire « baba cool », tandis que leurs cadets, qui n’en avaient retenu que les aspects folkloriques, relayés par les médias, l’avaient transformé en « bobo attitude », le réduisant à un effet de mode, une réaction épidermique.

Ils restaient à l’écoute de ce monde en délire, en déliquescence où, au nom de la démocratie, on empêchait de s’exprimer ceux qui pensaient différemment, ne se limitant pas à la version officielle, on intervenait par la force et les armes dans les affaires internes de pays au prétexte que leurs dirigeants ne respectaient pas la démocratie. D’ailleurs, plus on pratiquait la dictature masquée de la pensée unique, plus on donnait des leçons de démocratie. On donnait d’ailleurs des leçons sur tout.

Dans ce monde merveilleux, on taisait des massacres et des génocides quand ils étaient le fait de ceux qui servaient, ou promettaient de le faire, les intérêts des biens pensants. C’était à dire, de ceux qui définissaient à leurs convenances le bien et le mal, qui prônaient les repentances multiples et diverses afin de flatter ceux qu’ils s’apprêtaient à manipuler. Omniprésents, omnipotents, ils modelaient un monde terne, grisâtre et beigeasse où s’anéantissaient toutes les cultures.

Mais ils étaient aussi ceux-là même qui provoquaient et entretenaient la pauvreté galopante afin de mieux maîtriser ces populations dont ils tiraient leurs fortunes. Ne reculant devant rien, ils réécrivaient l’histoire au mieux de leurs intérêts, sans doute pour donner un semblant de véracité, ou de fondement, à leurs discours stériles. Ils ne savaient raisonner qu’à court terme pour « faire le maximum d’argent » et réussir de « beaux coups » qui leur rapporteraient gros sans faire d’efforts !

Pourtant, à force de se dire qu’on « dansait sur un volcan », que « bientôt ça allait péter » … tôt ou tard il ne serait plus possible de maintenir coûte que coûte le couvercle sur la marmite en ébullition. Soit ça déborderait, soit ça exploserait ! Il fallait bien que la vapeur sorte, c’était une loi élémentaire de la physique ! Là, ils étaient tous bien d’accord. Par contre, ils avaient des avis divergents quant aux circonstances et déroulements de ces événements à venir.

Alors, parce que, malgré tout, ils refusaient de croire que tous les humains étaient lobotomisés, ou abrutis par les médias, la pub, la bien bien-pensance et autres pensées uniques, ils restaient persuadés que la braise couvait toujours sous la cendre en attendant un nouveau mois de mai. Qui sait, peut-être au cours des prochain mois, des prochaines saisons …. Tant de choses allaient de mal en pis ! Tant de situations se dégradaient ! Tant de personnes étaient de plus en plus désespérées !

Les états se désagrégeaient dans les soubresauts du monde de la finance. Gouverner c’était prévoir disait on autrefois, mais aujourd’hui cela se limitait à essayer de limiter les dégâts dus aux spirales dévastatrices que généraient les incompétences, les gaspillages, les cupidités les plus diverses sans vraiment chercher à en sortir. Pour cela, il aurait fallu que les politiques, ainsi que leurs entourages et leurs valets, fussent capables de prendre un peu de recul pour renouer avec le simple bon sens.

Non, ils n’étaient pas fiers de voir ce monde chaotique qu’ils laissaient à leurs enfants et petits-enfants ! Que tout cela était loin de ce qu’ils voulaient ! Dire que cela faisait des années, pour ne pas dire des décennies, que ces jeunes les entendaient répéter les mêmes complaintes, les mêmes envolées lyriques. Ils devaient certainement les considérer comme de vieux radoteurs. Des vestiges d’une époque révolue où la jeunesse avait eu un sursaut d’énergie pour tenter de créer son monde meilleur.


Pourtant, ils continuaient de vouloir croire qu’un jour, un printemps, cela serait possible. Peut-être qu’alors, avoir vingt serait de nouveau une tranche de vie formidable, enthousiasmante. Peut-être qu’alors, on se prendrait moins au sérieux, on apprécierait mieux la vraie vie. Ils en étaient surs, le souffle de leur vingt ans, aujourd’hui brise légère, ranimerait la braise d’un certain mois de mai qui couvait toujours sous la cendre, et, un beau jour une étincelle en jaillirait qui rendrait ses vingt ans aux jeunes générations. D’une certaine façon, le drapeau noir flotterait toujours sur la marmite … 

Disponibles


Concorde
Huile sur bois pyrogravé & collage dessin plume, 80/60 cm



Evasion
Acrylique sur bois, 57/37 cm


Lumière d'Ombre
Acrylique sur bois, 60/80 cm



Monde Nouveau
Acrylique sur bois, 60/80 cm


Fil de Lune
Dessin plume, pastel et acrylique, 30/24 cm


Ricochet
Dessin plume, pastels et acrylique, 30/24 cm



Sommeil
Dessin plume, pastel et acrylique, 46/52 cm



Un monde s'Ouvre
Dessin plume, pastel et acrylique, 24/30 cm